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Pense que le Seigneur, dans Son inunense Bonté, fait lever le soleil sur les bons et sur les méchants, qu’Il appelle tout le inonde à Sou Coeur, qu’Il voudrait serrer tout ie iuoiicle contre Lui dans une unique étreinte.
Imite-Le, Ma chère fille ; élargis ton coeur et enbrasse spirituelle- nient le monde entier, dans le désir daimer lotit le monde et de (tonner bonté et joie à tons les hommes.


La mort
Dimanche 28 avril 1968

Ma fille bien-aimée, Je vais te parler d’un sujet aussi important que délicat, auquel beaucoup évitent de penser, mais qu’ils devront forcément rencontrer un jour. J’entends te l)arler de la Mort.
Un jour viendra où, même si tu ne veux pas y songer, ta vie de cette terre sera terminée. Si tu es malade, les midicarnents et les soins les plus variés et les plus délicats ne serviront i rien, tu devras quitter La terre pour toujours. La période d’épreuve sera finie et pour toi, commencera la nouvelle vie, la vraie, qui sera comme tu la veux maintenant.
Eh bien, comment sera ta mort? D’elle, peut dépendre ton éter. nité, Comment voudrais-tu qu’elle soit? T u aurais beau la vouloir sereine et tranquille, tu ne dois pas oublier que li. mort est la ruine de ~a vie humaine; c’est pourquoi elle apporte avec elle la destruction et la souffrance, plus ou moins grande selon le degré de connaissance que tu en auras.
Elle sera sereine dans la mesure où tu saura5 supporter la souffrance à laquelle tu seras spirituellement préparée, et si tu es moralement forte pour l’accepter.

UNE LONGUE LETTRE

Ce sera un réconfort pour toi que d’être entourée dc ceux qui te sont chers ; mais comme ils ne pourront rien faire pour toi, leur ~ résence te sera peut-être plus un ennui qu’un réconfort. Pour toi, tunique joie sera ton Dieu, la pak, la paix de ta conscience, le désir du Paradis. A tinstant même de ta mort, tu ne pourras pas penser à ces choses, mais il te sera facile d’y penser si, durant toute ton existence, elles sont l’objet de réflexions et de méditations. Alors, ce sera comize la conclusion d’une longue lettre que tu as écrite jour après jour en l’adressant au Père.


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