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Il
est certaiu que tu ne dois pas te mettre à prêcher. Mais recoan
mande-toi beaucoup à ces malades; f ais-le avec conviction, persuadée d’avoir besoin d’eus. Ainsi, peu à peu, tu leur feras comprendre l’utilité de leur existence et de leur maladie pour le bien de la famille et de la société.
Je t’assure que ceux qui approchent [es malades dans cet esprit en retireront de grands avantages moraux et spirituels, au point de se senj~W vraiment leurs débiteurs.
Rappelle-toi Ma Maman dès qu’Elle eut appris de l’Ange que Sa cousine Elisabeth se trouvait dans le besoin, Elle affronta un voyage long et malaisé avec beaucoup d’amour et courut auprès d’elle pour l’aider. Elle ne prêta attention ni â Sa propre personne ni à Ses conditions, mais Elle vola, pour ainsi dire, tellement Elle se hâta d’aller là où la charité L’appelait.
Toi aussi, va donc, avec beaucoup d’amour et dans cet esprit, auprès de ceux qui sont dans le besoin et dans l’impossibilité de se subvenir.
Rends-toi utile, si tu t’aperçois que cela fait plaisir, naêine sur le plan matériel ; agis avec simplicité, sans faire rcnlarquer ce qui peut être déficient dans la maison, sans modifier l’ordre des choses, afin de ne pas paraître vouloir commander.
Fais tout avec amabilité, douceur et sérénité, sans heurter et sans te donner une importance exagérée. Sois observatrice, afin d’interronipre ta visite dès que tu te rends compte qu’elle occasionne mie la gène ou de l’ennui.
Parle avec délicatesse. N’élève pas la voix ce n’est pas une preuve de bonne éducation. Que le malade et ceux de la maison comprennent que tu n’es pas venue che2 eux pour bavarder inutilement, mais pour accomplir un devoir chrétien.
Que de joie tu ressentiras dans ton coeur, si tu peux, par tes paroles, ouvrir la porte au Prêtre afin qu’il M’apporte dans l’Eucharistie Et que de reconnaissance tu obtiendras, au Ciel, de la part rie ces ânes que tu auras assistées et soignées et à qui tu auras peut-être fait retrouver la lumière de la foi et Ma Grâce
Tous les Saints ont eu à coeur cette belle oeuvre de miséricorde et l’ont pratiquée. Leur amour et la compassion qu’ils éprouvaient devant tant de misères étaient si grands que, très souvent, Je leur accordais d’accomplir des mirades dc guérison.
Que ta foi soit si grande qu’elle Me contraigne à opérer encore des g~érisons miraculeuses, sinon clans le corps, du moins dans l’âne et rappelle-toi que les secondes sont plus importantes et plus gran dioses que les premières.

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