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Je pourrais te montr,er en partie ce qu’est la vision béatifique, pas complètement, car ton corps ne supporterait pas la grandeur de ce que le Père a préparé. Et quand bien même te serait montré le bonheur du Paradis, cc bonheur serait incomplet, Dieu étant la Joie suprême dont tes yeux ne supporteraient pas la vision.
Pierre, Jacques et Jean, qui assistèrent à Ma Transfiguration sur le Mont Thabor, eurent une pâle idée du Paradis, si bien qu’ils n’auraient plus voulu interrompre cette céleste vision et ce colloque divin. Paul goûta en partie la joie dont on jouit là-haut, joie qu’il ne sut pas décrire.
Je t’affirme pourtant que personne, tant qu’il vit sur cette terre, ne pourra voir dans leur pleine réalité, ce que sont les choses admirables que le Père a préparées pour Ses élus.
Sache qu’en Dieu, tu posséderas tout bien et toute félicité, Dieu Lui-même étant le Bien suprême et la suprême Félicité. Pense donc souvent à ton point d’arrivée et n’oublie pas qu’à partir de lui comlatence l’éternité.
Une gloire et une joie incommensurables méritent de ta part un effort maximum. Que t’importe si pendant quelques années, toutes celles que tu passes ici-bas, tu as à souffrir? ! Que t’importe si les gens de ce monde ne te compre~rment pas, quand tu sais toi-même que toute larme sera comptée, toute peine récompensée avec usure?
Quand le monde, ton petit monde, ne te comprend pas, pense qu’un Dieu t’aime, te comprend, respecte ta liberté, éclaire ton esprit, t’instruit et te veut heureuse avec Lui pour toujours.


Je suis un Assoiffé
Vendredi 2 août 1962

Ma fille, prépare ton âme à accueillir Mes grâces car, dc la manière dont tu les accueilles et y corresponds, dépend ta sanctification.
Ta correspondance Me contraint à augmenter la dose. Si tu as soif de Moi, viens et bois. Moi, Je serai heureux de te désaltérer. A celui qui Me désire, Je Me donne avec l’effusion d’un père, d’un époux, d’un frère, d’un ami, qui donne tout et ne demande rien d’autre que l’amour.
Moi aussi, Je suis un Assoiffé d’Amour. Près du puits de Jacob, J’ai demandé à boire à la Samaritaine et en elle, à toutes les Samaritaines du monde. De pécheresse qu’elle était, Je l’ai rendue apôtre. Nous avons échangé l’eau qui nous désaltérait: elle, elle M’a donné son âme, ses péchés et son amour ; Moi, Je lui ai donné Ma grâce et le désir de l’apostolat.

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