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Comme Je te l’ai dit, 1~Larie connaissait déjà les prophéties et, éclairée par Dieu, Elle savait avec clarté tout ce à quoi La préparait cette Maternité Divine. Elle n’oubliait jamais ces choses qui étaient Son tourment quotidien.
Elle caressait les boucles blondes de Son Enfant et pensait que cette petite tête dorée serait courorniée d’épines. Elle caressait les douces petites mains et les petits pieds roses, et se rappelait que des clous très durs les traverseraient.
Et ce beau petit corps délicat, Elle le voyait devant Ses yeux, tout sanglant, couvert de plaies et déchiré; c’est pourquoi, très souvent, le serrant contre Son Coeur, Elle demandait pardon pour ce qu’on lui ferait souffrir, non seulement durant la passion, mais au ccurs des siècles.
Elle allait Lui murmurant : ~ “(ois-tu, Mon Petit Jésus, on Te traitera comme une brebis destinée à l’abattoir, on Te mettra en croix, on Te traitera vraiment bien niai; mais Toi, pardonne, car même les méchants sont tons Mes enfants et Ta mort les sauve. » Jésus souriait ; Il comprenait : Il était Dieu.
C’est ainsi que la souffrance n’abandonna jamais le C~iar le Ma douce Maman, une souffrance profonde comme la mer, même si, à l’extérieur, il n’en paraissait rien. La finesse et la perfection de Son esprit, qui La rendaient particulièrement sensible, aiguisaient Ses souffrances au point le les rendre héroïques.
Cela ne L’empêchait cependant pas de s’occuper assidûment des autres, pour adoucir les maux phy-siquies et moraux et Elle gardait dans Son Coeur toutes Ses peines, pour ne faire peser sur personne Son immense croix.


Le dur e~i~
Dinanche 22 septembre 1968

Ma fille bien-aimée, continue avec Moi à sonder le Coeur de Ma Maman, pour y découvrir le douloureux mystère. Elle a, en effet, expérimenté toutes les douleurs lnimaiaes pour être en mesure de les consoler chez les autres.
Il n’est point de douleur dont Elle rie puisse dire: « Je l’ai éprolivée, Moi aussi ; c’est pourquoi Je peux te conseiller et t’aider, et Me placer devant toi comme mnod~le.
Sache donc qu’après la visite des Fois de l’Orient, pu avaient apporté un réconfort à Marie et à Joseph, Hérode, craignant qiu le Messie ne pût, en Son temps, lui ravir le trône, ordonna que tons les petits enfants, âgés Je deux ans et au-dessous, fussent tués. Cest

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