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Saint-Esprit est empêchée parce qu’on n’accueille pas l’Evangile de Jésus.
De cet Evangile on présente souvent une interprétation purement humaine, qui tend à exclure toute intervention surnaturelle. Que d’épisodes évangéliques sont ainsi présentés comme légendes ou genre littéraire; jamais comme aujourd’hui n’a été présentée du grand mystère de Dieu une interprétation aussi banale et aussi mesquine. En conséquence, la foi de beaucoup s’est éteinte et de graves erreurs se répandent de plus en plus dans l’Eglise.
Vous ne vous maintiendrez dans la vraie foi que si vous donnez votre assentiment à tout ce qui est dit dans l’Evangile de Jésus. Annoncez-le à la lettre; vivez-le à la lettre.
Soyez des évangiles vivants; alors se réalisera le des sein du Père et le feu de l’Esprit-Saint purifiera le monde. Que votre OUI, que vous répondrez comme de petits enfants obéissants, soit déposé dans le OUI que votre céleste Maman ne cesse de répéter à son Dieu.
Alors vous comprendrez les mystères du Royaume de Dieu, qui restent fermés aux grands et aux superbes, mais sont révélés aux petits.»
C’est ainsi ~ne j’ai irouvé mon Fils
9 avril 1982
Vendredi saint
«Approchez-vous, mes fils de prédilection, de la fontaine de la grâce et de la miséricorde, qui jaillit du Coeur transpercé de Jésus crucifié. Laissez-vous porter
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aujourd’hui avec moi sur le calvaire pour que nous vivions ensemble les heures douloureuses et précieuses de son agonie.
Il est cloué à la croix vers midi, après avoir atteint à grand-peine le sommet du Golgotha.
Son corps est brisé par la souffrance: la souffrance l’a recouvert de plaies sanglantes; la couronne d’épines a enveloppé sa tête de filets de sang, qui descendent et le défigurent; son coeur est oppressé par le poids immense de l’ingratitude; ses yeux, si vifs et si profonds, sont obscurcis par le voile de la trahison, de l’abandon...
C’est ainsi que j’ai trouvé mon Fils sur le chemin du calvaire le vendredi de sa Passion. Près de moi se trouve Jean et, sous la croix, nous vivons ensemble les heures terribles de son agonie.
Nous voyons les clous qui lui transpercent les mains et les pieds, son corps martyrisé; nous entendons le choc de la croix dans la terre, qui le fait sursauter de douleur, ses plaintes si douloureuses, sa prière silencieuse, le cri puissant vers le ciel, le tressaillement de son coeur dans ses derniers battements.
Oh, mes fils de prédilection, vivez avec moi et avec votre frère Jean sous la croix à laquelle est suspendu mon Fils, sur laquelle il agonise et meurt pour l’amour et le salut de tous.
C’est ainsi que je trouve aujourd’hui encore l’Eglise, Corps mystique de Jésus crucifié. Elle aussi gravit le calvaire en portant sa lourde croix; elle aussi connaît l’heure d’un grand abandon et de la trahison; elle aussi voit son corps martyrisé par les fouets des péchés qui la blessent et par les sacrilèges qui lui causent des plaies profondes...
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