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toute image de votre céleste Maman, parce qu’ elle vous transmet son souvenir et que, bien plus, elle devient signe particulier de sa présence parmi vous.
Comme je suis peinée du fait, si fréquent aujourd’hui, d’être chassée des églises; quelquefois, on me met dehors dans un corridor, comme un bibelot quelconque; quelquefois, on me relègue au fond de l’église, de telle sorte qu’aucun de mes enfants ne puisse me regarder et me vénérer.
Un signe de la joie avec laquelle j’accueille la juste vénération donnée à mes images, est aussi ce que je réalise à travers cette petite statue. C’est un triple signe que je vous donne. Celui de mes yeux, qui tout à coup se raniment, celui de l’expression de mon visage, qui change de couleur, et celui de mon Coeur, d’où émane un parfum, tantôt léger, tantôt plus fort.

Par le signe que je vous donne avec mes yeux, je veux vous indiquer que votre céleste Maman, plus que jamais, vous regarde avec ses yeux miséricordieux. Elle n’est pas loin de vous; elle vous connaît, avec toutes les difficultés que vous rencontrez, en ces moments difficiles que vous vivez, avec toutes les souffrances qui vous attendent, avec la grande croix que vous devez porter.
Et de ces yeux, je vous regarde tous: les égarés, les athées, les drogués, mes pauvres enfants pécheurs, pour les connaître tels qu’ils sont, pour les aider, les guider sur le chemin du bien, du retour à Dieu, de la conversion, de la prière, du jeûne et de la pénitence.
Je vous regarde d’une manière particulière, vous, mes bien-aimés, objet de ma complaisance maternelle; surtout vous, mes bien-aimés du Mouvement Sacerdo 520
tal, qui êtes l’objet de ma complaisance. Je vous regarde et vous illumine de ma propre beauté. En vous je reflète ma candeur céleste. Vous devez être des lys par votre pureté, des roses par votre parfum, des cyclamens par votre petitesse; vous formez ainsi cette belle couronne d’amour que fait fleurir la couronne d’épines de ma douleur.

Par le signe que je vous donne par la couleur du visage, je veux vous indiquer que je suis Maman pour tous; et aujourd’hui, je participe à tous vos besoins et jouis de vos joies, mais je souffre aussi de vos nombreuses souffrances.
Lorsqu’une maman est contente et qu’elle tressaille de joie, vous voyez rougir son visage; lorsqu’elle est préoccupée par le sort de ses enfants, vous voyez pâlir son visage. Si cela arrive à une maman de la terre, cela arrive aussi à moi; et ce signe que je vous donne, si humain et si maternel, veut vous dire qu’en tant que Maman, je participe vraiment aux moments de toute votre existence. Lorsque vous souffrez, je souffre; quand vous vous réjouissez, je me réjouis; quand vous êtes bons, je tressaille de joie; lorsque vous m’aimez, je deviens toute rouge de la joie que vous me donnez.

Par le signe que je vous donne par le parfum qui émane de moi, avec plus ou moins d’intensité, je veux vous indiquer que je suis toujours parmi vous, mais surtout lorsque vous avez davantage besoin de moi. Si vous ne sentez pas le parfum ou que vous ne le percevez que très légèrement, ce n’est pas parce que je ne vous aime pas ou que vous seriez mauvais. La maman porte
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