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prière sacerdotale, surtout par l’offrande à Dieu du sacrifice quotidien de la sainte Messe, qui, par vous, rend perpétuel et universel le don pascal de cette dernière Cène. La perfection de la prière, c’est-à-dire de l’union profonde de vie avec Dieu, consiste dans l’exercice du sacerdoce dans le don aux fidèles des sacrements institués par Jésus pour votre salut. La perfection de la prière réside surtout dans votre disponibilité docile et empressée à répondre aux besoins des âmes, qui vous conduit à entrer souvent au confessional, comme ministres du sacrement de la pénitence, par lequel vous pouvez guérir les plaies profondes de tant de péchés. Que, grâce à votre bon exemple, se rétablisse dans toute l’Eglise l’usage fréquent de la confession, réalisant ainsi ce que, en ce jour, mon premier fils de prédilection, le Pape Jean-Paul II a demandé dans sa lettre adressée à tous les Prêtres.

C’est un divin mystère de souffrance. L’institution du sacerdoce est ordonnée surtout à une immolation de Jésus perpétuelle même si elle est non sanglante, qui perpétue celle qu’il a accomplie sur le calvaire. Ainsi êtes-vous, vous aussi, appelés à souffrir avec Jésus, à vous immoler avec lui pour le salut des âmes. Gravissez le calvaire de ce siècle indifférent et cruel, prêts à mourir avec Jésus pour que vos frères aient la vie».
Pourquoi m’as-tu abandonné
Dongo, 28 mars 1986 Vendredi saint
«Je suis aujourd’hui sous la croix sur laquelle Jésus vit les heures de sa douloureuse agonie. J’entends dans
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mon Coeur Immaculé de Maman, oppressé par la douleur, le cri de sa lamentation suprême: «Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?» Ecoutez aujourd’hui avec moi ce cri, mes fils de prédilection. Il est comme le sommet de toute sa souffrance, le point culminant de toute douleur. Oh! revivez avec moi, Mère blessée et douloureuse, ces moments ineffables de sa douloureuse passion: l’agonie à Gethsémani, la trahison de Judas, l’abandon des disciples, le reniement de Pierre, l’outrage et la condamnation de la part du tribunal religieux, le jugement devant Pilate, sa douloureuse montée du calvaire, le spasme des mains et des pieds transpercés par les clous et ces trois heures interminables d’atroce agonie sur la croix.
Voilà l’agneau qui, sans proférer une parole, se laisse conduire à la boucherie. Voilà le véritable Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde. Sur le coeur de ce corps de victime immolée et crucifiée pèsent tous les péchés du monde, toute l’iniquité rachetée par son sacrifice.
«Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?» Sur ce divin Coeur, si écrasé et si opprimé qu’il ressent jusqu’à l’abandon du Père, pèsent aussi toute l’infidélité et l’ingratitude de son Eglise, née, comme une épouse pure, du sein de tant de souffrance.
Car, aujourd’hui encore, dans son Eglise, Jésus continue à être abandonné, renié et trahi. Il est renié par ceux qui lui préfèrent leurs propres commodités, la recherche d’eux-mêmes, le plaisir d’être écoutés et applaudis. L’orgueil en conduit beaucoup à le renier par la parole et par la vie: Je ne connais pas cet homme!
Il est trahi aussi par ces Pasteurs qui ne se préoccupent pas du troupeau confié à leurs soins, qui se taisent par
peur ou par tolérance et ne défendent pas la vérité contre
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