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sans jamais opposer de résistance, mais comme porté et guidé par elle à chaque instant de ta journée. Elève-toi de plus en plus, jusqu’à vivre habituellement dans mon Coeur Immaculé.
Alors, le fait d’être habituellement en moi sera pour ton âme comme l’air qui lui permettra de respirer et de vivre.
Tout Prêtre qui s’est consacré à mon Coeur Immaculé et qui appartient à mon Mouvement est appelé à vivre ainsi.
Parfois, mon Coeur s’attriste en voyant que des enfants, qui se sont consacrés à moi, ne sont pas totalement à moi. Ils ne me donnent pas tout: pourquoi se réservent-ils encore quelque chose? Rien, ils ne doivent plus rien posséder. Ils ne doivent être que de petits enfants, mes plus petits enfants.
Puisque je les appelle moi-même à être grands dans l’amour, dans la sainteté, dans l’héroïsme, ils doivent devenir les plus petits. (...)
Quand ils seront parfaits dans l’esprit d’enfance, quand leur seul souci sera de se laisser conduire par leur confiance en moi, alors ils seront prêts pour mon grand dessein.
Mes enfants, laissez-vous former et façonner par moi. Sans que vous-mêmes, ni les autres, ne vous en aperceviez, je vous transformerai complètement, je vous accorderai de grands dons d’amour, je vous appellerai à une union de plus en plus profonde avec moi.
C’est pourquoi je vous demande de vous confier à moi: si cette donation n’est pas parfaite, vous me lierez les mains et je ne pourrai pas opérer selon mon vouloir.
(...)»
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Je te donne la joie de la Croix

Laisse-toi conduire par moi, à tout instant, mon fils, et tu trouveras la paix. (...) Même dans la douleur, même dans l’abandon, même dans les contradictions, même lorsqu’il te semble éprouver comme une impuissance à faire le bien.
Tu voudrais et tu ne peux pas parce que cela ne dépend pas de toi; tu voudrais et tu ne peux pas parce que tu rencontres des difficultés que seul, tu ne peux surmonter; tu voudrais et tu ne peux pas, parce que s’effondrent un à un tous les appuis humains sur lesquels tu comptais tant.
Pour moi aussi, pour mon Mouvement, que de fois tu voudrais agir et tu ne le peux pas... Oh, cette impuissance à agir, cette expérience de ta fragilité, cette patience que tu dois exercer, cette attente, comme elles te coûtent parfois, comme elles te font souffrir, comme elles te purifient!
Tu connaîtras la joie jusque dans la douleur; bien plus, tu offriras, pour ma joie, chacune de tes douleurs, même la plus petite, et moi, je l’accueillerai comme un don que le petit enfant fait à sa Maman, et je la changerai immédiatement en joie pour toi.
Mais la joie que je te donne est profonde, elle n’est pas superficielle; elle est paisible, elle n’apporte jamais le trouble; elle est pour toi, mon fils, la joie de la Croix. La joie de rester toujours dans mon Coeur Douloureux pour en goûter toute la maternelle et indicible amertume.
23 mars 1974
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