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Je recueille dans le calice maternel de mon Coeur Immaculé chaque goutte de sa souffrance, sa grande soif, le pardon au larron repenti, la prière pour ceux qui le crucifient, son sentiment d’atre abandonné aussi par le Père, son geste de filial abandon à la volonté du Père.
Mais quelques instants avant qu’il se ferme à la vie terrestre, son divin Coeur s’ouvre à son don ultime:
Voilà ta Mère. Je suis devenue ainsi la Mère de toute l’humanité rachetée par mon Fils. Je suis vraie Mère de vous tous. Le sépulcre neuf, qui l’accueille mort, se transforme en un berceau dans lequel vous naissez tous à la vie. Recevez avec amour ce don ultime, fils bien- aimés, parce que, à côté du berceau dans lequel vous êtes né de nouveau, il y a la présence de la Mère que Jésus vous a donnée.
Accueillez-moi dans votre vie pour que je puisse vous aider à parcourir le même chemin sur lequel Jésus vous a précédés.
Ouvrez-moi les portes de votre maison sacerdotale pour 9ue js pui~ç l~rnljcllir et l’orner de ~âinteté et de pllrete
Vivez ensemble avec moi chaque jour pour que je puisse vous aider à porter votre croix et à suivre Jésus jusqu’au calvaire.
Laissez-vous former par moi si vous voulez que votre vie sacerdotale soit parfumée par l’efflorescence de toutes les vertus.
En ce vendredi saint de cette année mariale, compre nez tout le prix du don que Jésus vous a fait lorsqu’il vous a dit ces paroles que vous ne devez plus jamais oublier: VOILA TA MERE. Et vivez toujours dans la reconnaissance envers Jésus, qui vous a fait ce don ultiiiie».
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Dongo (Como), 2 avril 1988 Samedi Saint

Dans la douleur de ma désolation

«C’est le samedi saint. Le jour de ma grande douleur. Le jour de mon incessante prière.
En cette année mariale, à moi consacrée, ce jour coïncide avec le premier samedi du mois. Je suis venue du ciel vous demander de m’offrir les premiers samedis du mois. Je l’ai demandé à ma fille Soeur Lucie lorsqu’elle se trouvait au couvent de pontevedra, le 10 décembre 1925. J’ai demandé que l’on passe cette journée en esprit de réparation pour les offenses faites à votre céleste Maman.
Pourquoi, parmi tous les jours de la semaine, vous ai-je demandé de m’offrir le samedi? Pour rappeler les heures douloureuses passées par moi au cours de la seule journée OÙ je suis restée sans mon Fils. Le Corps de Jésus g~t mort, déposé dans le sépulcre neuf, et je veille, continuellement recueillie dans ma douleur virginale, en union intime de foi, d’amour et d’espérance avec le Père céleste, qui se penche sur les blessures de mon indicible attente, avec le baiser de son divin réconfort.
Je vous veux tous aujourd’hui près de moi, Mère douloureuse, pour être consolée par vous et pour vous enseigner à prier avec confiance, à souffrir avec docilité, à aimer dans la pureté de coeur, à croire d’une foi inébranlable, à espérer avec héroïsme, même à l’encontre de l’évidence des choses.
C’est le jour où je vous recueille dans la douleur de ma désolation; et je vous ouvre la porte pour que vous
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