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ouvert de mon Coeur Immaculé. Je suis ici pour chercher un peu d’amour et de compassion à offrir pour soulager la grande soif de Jésus qui agonise.
Je demande un peu d’amour, mais autour de nous, se manifestent la méchanceté inhumaine, la haine profonde, les cris et les blasphèmes qui montent des coeurs et des lèvres de ceux qui assistent à son exécution. Et parmi eux, il y a un cri qui pénètre mon coeur, le blesse et le fait saigner d’une indicible douleur. - «Descends de la croix. Si tu es le Fils de Dieu, sauve-toi toi-même. Descends de la croix et alors nous croirons en toi.»
Mais si c’est pour monter sur cette croix que mon Fils est né, qu’il a grandi, qu’il a vécu: pour devenir l’agneau docile et doux qui est conduit à l’abattoir! Il est le véritable Agneau de Dieu qui enlève tous les péchés du monde. Moi, par ma présence maternelle, je dois l’aider aujourd’hui à rester sur la croix, pour que la volonté du Père s’accomplisse et que vous puissiez être rachetés et sauvés par lui.
Reste, mon Fils, sur la croix: je suis ici pour t’aider à t’étendre sur ce gibet pour souffrir et mourir. Reste, mon Fils, sur la croix: ce n’est qu’ainsi que tu nous sauves; ce n’est qu’ainsi que tu attires à toi le monde entier. C’est pour cela que tu es descendu du sein du Père dans mon sein virginal de Mère. C’est pour cela que je t’ai porté pendant neuf mois dans mon sein et que je t’ai donné chair et sang par ta naissance humaine. C’est pour cela que tu es né de moi à Bethléem et que tu as grandi comme tout homme à travers le rythme de ton développement humain. C’est pour cela que tu t’es ouvert comme une fleur pendant ton enfance et que tu t’es formé dans la vigueur de ton adolescence. C’est pour cela que tu as porté le poids du labeur quotidien
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dans la pauvre maison de Nazareth, que tu as été assisté chaque jour par moi, ta tendre Maman, avec l’aide précieuse de ton père légal Joseph.
C’est pour cela que tu as parcouru les trois années fatigantes de ta vie publique, en annonçant l’Evangile du salut, en guérissant les malades, en pardonnant aux pécheurs, en ouvrant les portes du Royaume aux pauvres, aux petits, aux humbles et aux opprimés.
C’est pour cela que tu as subi le jugement et la condamnation du tribunal religieux, confirmés par Pilate et qui t’ont livré à la croix. Te voici maintenant étendu sur le trône de ta gloire, préparé par le Père céleste pour toi, son Fils unique, doux et divin Agneau qui enlève du monde tout le péché, le mal, la haine, l’impureté et la mort. Croix précieuse et féconde, qui portes dans tes bras le Sauveur du monde! Bois doux et salutaire auquel est suspendu le prix de notre rachat! Croix bénie et sanctifiée par la victime pascale, qui s’immole aujourd’hui sur toi dans l’unique sacrifice qui rachète et sauve tous les hommes!

Fils bien-aimés, en ce jour du vendredi saint, permettez-moi de vous répéter à vous aussi: Restez avec Jésus sur la croix. Ne cédez pas aux tentations rusées de mon adversaire, aux faciles séductions du monde, aux voix de ceux qui aujourd’hui encore vous répètent:
«Descendez de la croix!»
Non! Vous aussi, comme Jésus, vous devez compren dre le dessein divin de votre personnelle offrande sacer dotale. Vous aussi, dites OUI à la volonté du Père et ouvrez-vous à des paroles de prière et de pardon. Parce qu’aujourd’hui, vous aussi, comme Jésus, vous devez être immolés pour le salut du monde.»
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