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26 XII 2010 Messe franco-polonaise concelebrée par l'abbé Claude Cantet avec la paroisse de St. Nicholas et père Casimir Kuczaj de la Societas Christi : Père Casimir a donné l’homélie dans le contexte des mots de l’Évangile sur l'émigration de la Sainte famille en Égypte : c’était le message de renvoi d’occasion aux paroissiens de Saint Nicolas dont l'église sera associé à la Messe dominicale pour la Communauté Polonaise à partir d’octobre 2010.

Je crois que depuis toujours, avant même que son Son Fils, son Verbe, ne vint chez nous, avant même que par les prophètes, il ne fut annoncé, en Lui Dieu nous voyait et tous, Il nous aimait comme ses fils. A l'aurore du monde, cette terre Il la donna, non à quelques hommes mais à tous, unique patrie aux multiple visages, pour qu'ensemble nous l'habitions et ensemble la transformions. Depuis toujours, avant même que l'univers lui-même, du néant ne surgisse, en son Amour infini, Il pensais et rêvait à chacun d'entre nous. La famille humaine, nous le savons, est faite d'une diversité de peuples qvec lequels nous sommes mis en contact par les migrations. La migration est au cœur de l'évangile de ce dimanche de la sainte famille. Nous entendons les paroles adressées à Joseph: Lève-toi; prends l'Enfant et sa mère et fuis en Egypte; reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisseet puis.. quelque temps après: Lève-toi; prends l'Enfant et sa Mère et revient au pays d'Israël.. Nous vivons dans l'époque du phénomène croissant de la migration Beaucoup de personnes doivent affronter l'expérience difficile dans ses différentes expressions: intérieures ou internationnales, permanentes ou saisonni ères¸économiques ou polotiques, volontaires ou forcées. Dans divers cas le départ de son pays est provoqué. Je suis personnellement engagé comme prêtre et membre de la congrégation religieuse Societé du Christ, depuis 29 années en France et depuis septembre de l'année 2010 qui s'achève ici à Bordeaux qu service pastoral des migrants polonais. Dans cette église de saint Nicolas depuis 17 octobre dernier nous célébrons le Mystère du Christ Sauveur, l'Eucharistie dominicale régulièrement à 10 h 3o en langue et culture polonaises. Parfois, comme à la Toussaint, hier: à Noël, ou aujoud'hui maintenant, nous vivons et célébrons ensemble, les migrants et les paroissiens, la foi chrétienne. Ces contacts peuvent être enrichissants à condition que nous dépassions toutes formes de rejets et d'exclusions à l'égard de ceux qui nous paraîssent étrangers. J'ai dis: nous paraîssent; parce que: comment povons-nous appeler un seul homme étranger, nous les croyants, nous les chrétiens, puisque nous sommes tous les fils et les filles d'un même Père; dans Jésus-Christ, son Fils unique, qui nous rassemble comme frères et sœurs les uns des autres. Et de quel droit oserions-nous alors décider que tel ou tel territoire, telle ou telle église est à jamais la nôtre. Que ce travail est pour nous réservé, et que nul autre ne peut nous le prendre à moins que nous le repoussions comme peu digne de nous. Lors que Jésus parut, homme comme nous, en frère Il nous accueillit tous, inconditionnellement, nous portant en son cœur, si loin et si profond, qu'en Lui nous fûmes incorporés devenant membres de son Corps, au point que d ésormais nous ne puissions toucher à l'un de nous, sans qu'Il dise: C'est Moi! J'étais étranger et vous m'avez accueilli. L'histoire de ce quartier nous dit: Les Espagnols étaient accueillis, les Portuguais aussi, et pourquoi pas Polonais maintenant? Concients de nos différences nous sommes invités à nous approprier le don de la création et aussi le Don de la Rédemption; hommes et femmes nous sommes à l'image de Dieu¸ pétris de la même dignité. Célébrons donc sys Dons ainsi que cette promesse qui nous fait expérimenter chaque jour que tous, nous sommes frères et sœurs nés d'un même Père, par la grâce de l'adoption. Entrons toujours dans sys célébrations commune en accueillant dans notre pensée et notre prière tous les visages de notre envoronnement; tous ceux venus d'ailleurs quelque soit leur statut. Devant les difficultés que nous rencontrons dans notre propre famille; dans notre communauté; dans notre quartier; nous nous enfermons peut-être; nous avons peut-être en écoutant les diverses opinions dévérsées par les médias; nous avons peut-être du mal à entrevoir la grande famille humaine selon la vue et la perspective divines: qu'en Jésus Christ, ayant traversé la mort¸nous sommes avec Lui entrés en la résurrection; invités pour toujours à vivre chew notre Père, en famille réunis, l'aimant et nous aimant comme on aime chez Lui. Dans l'Alliance que Dieu a instaurée par son Fils et dans son Fils incarné, se forme un Peuple rassemblé par l'Esprit Saint sans distinction de races et sans frontières. L'Eglise est une servante de cette mission univerelle, le ferment et comme l'âme du monde pour qu'advienne la famille de Dieu, de toute l'humanité renouvelée dans le Christ. Vis-à-vis des autres réligions; nous avons pet-être tendance à nous replier dans notre Eglise et nous n'osons pas la rencontre. Dans le contexte de la mondialisation, les migrants, les réfugiés nous font peur et nous restons sur nos préjugés; nous manquons souvent l'occasion d'un témoignage dans le processus de la paix sociale. Saint Paul dans sa lettre aux Colosiens nous révèle le choix de Dieu et nous encourages: Agissez comme le Seigneur: il vous a pardonné; faites de même: Par-dessus tout cela.. cœur revetu de tendresse et de bonté, d'humilité, de douceur, de patience, que dans nos cœur règne la paix du Christ. Vivons dans l'action de grâce à Dieu le Père. Oui, Seigneur, aide-nous à ne pas juger, encore moins condamner, ceux qui dans leur vie, beacoup pluis que moi-même dans la mienne¸ont à souffrir gravement de frères différents; aide-moi à être lucide dans les difficulté et sans nier les problèmes à lutter là où je suis avec mes petits ou grands moyens, pour que jamais des réglements, des lois ne soient dréssés qui nous empêchent de nous rejoindre entre frères inconnus. Mon frère en humanité et en Christ Jésus, que tu le connaisse oun pas encore: Quelque soit ta langue et le pays d'où tu viens. Garde ta langue, mais marche avec les hommes aux langues diverses, éloignées de la tienne et qui désire comme toi un monde plus juste et plus humain. Je crois que nous sommes capables de nous comprendre, parce que je sais que partout la bonté touche, l'injustice blesse et la paix est un idéal. Oui, je crois et je sais> Tu es mon frère tu est ma sœur. Nous sommes destinés à vivre ensemble et pour l'étérnité. Réjouissons-nous de ce que l'Eglise devienne une seule famille de Dieu sur terre et dans le ciel, où est appelée toute la famille humaine. Voilà , chers amis, le message que je vous partage en ce début de ma présence parmi vous à Bordeaux et tout particulièrement à l'église St Nicolas où Jésus me permet d'être et d'agir en sa Personne par une célébrétion régulière de son Mystère Pascal, la sainte Messe. J'adresse à tous mes Vœux du bonheur en Christ!



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