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Ma Vocation - je suis un chrétien-1


Dans la découverte de mon identité humaine on ne s'arrête pas; c'est une démarche très dynamique. La partie concernant "je suis un homme" continue encore aujourd'hui à se révéler à moi et au autres, je pense, par exemple en ce qui concerne ma mentalité slave et la partie polonaise de mon identité dans la mesure ou se révèle aussi la partie française que je découvre de plus en plus quand plus grosse partie de mon existence terrestre dans le temps et aussi par une formation permanente je vis ici. Cette Réflexion écrite et publiée en même temps actuellement je ne la fait qu'en français; bien sur que cela veut dire quelque chose; jusqu'à présent je faisais des écritures en polonais d'abord et je les ai traduite après éventuellement. J'ai décidé de faire autrement; je pense être autant le Polonais que le Français, je dirais même comme cela: Je suis cent pour cent Polonais et cent pour cent Français. Le compte n'est pas bon? Et qu'est-ce que vous en savez? C'est une affaire humaine et pas du domaine mathématique ou phisique seulement. Et c'est une affaire chrétienne, je vous assure; si vous me lisez jusqu'au bout vous comprendrez, en tout cas je l'espère! Une affaire humaine et une affaire chrétienne. Peut-on les séparer? Ce que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas! Nous sommes habitués à entendre cette parole par rapport au mariage où elle a été prononcée après le débat au sujet d'un divorce éventuelle entre les Pharisien et Jésus dans l'Evangile. Mais cette Parole a une portée beaucoup plus large. Et je crois qu'ici elle a toute sa place et sa légitimité.L'initiation chrétienne commence au Baptême et s'affirme dans la Confirmation; elle a besoin de la Reconciliation et l'Eucharistie comme Nurriture pour que l'Esprit Saint nous façonne à l'adoption par le Père dans le Christ comme ses propres enfants et citoyens des Cieux. A l'âge de sept ans j'ai commencé mon catéchisme et à l'âge de neuf ans j'ai communié pour la première fois, après m'être confessé devant le prêtre catholique. Oh! Quelles conversations que nous avions eu, le Seigneur Jésus et moi sur la route de retour de l'église à distance de six kilomètres! J'ai vite pris goût à communier et je me disais: ce serais bien si je pouvais communier plus souvent. Je n'osais pas penser d'être prêtre un jour, même si cette pensée m'effleurais parfois. C'est impossible. T'es de la famille très pauvre; trop pauvre pour faire des études; et d'autres enfants qui viennent n'arrangent pas cette situation...Alors je ne croyais pas trop cela possible, mais une fois, je me souviens d'avoir organiser avec d'autres enfants derrière la grange "une messe comme à l'église le prêtre le faisait" et cela a amusé la galerie. Pendant les difficultés dans les relations avec mes camarades certains se sont moqué de moi en me disant: "bigôt trop pieux" etc. Dans l'église étant resté plus près de l'Autel quand avec l'avancement dans l'âge les autres garçons trouvaient normale de s'éloigner de plus en plus vers la sortie, certains m'avaient reproché de rester coincé! C'était déjà des petites épreuves à supporter pour le nom de Jésus, me disais-je. Et puis je pouvais être plus concentré et reccueilli dans les choses invisibles mais bien réélles. La confession avait l'effet déculpabilisant si formidable; j'étais pécheur et je savais que sans Jésus je ne pouvais rien faire quand les démons se mobilisaient pour m'éloigner de ma Vocation d'homme et de chrétien. Tout cela était vraiment sérieux. Je tombais et je me relevais, je tombais encore et je me relevais encore... Cette IMAGE-ICÔNE par laquelle j'étais éblouis semblait me parler sans que j'entende des paroles: ma réponse était toujours la même: Jésus, j'ai confiance en Toi! Je voudrais être enfants de coeur mais j'habitais trop loin de l'église pour en accomplir les exigences. Je pensais naïvement que cela me disqualifiait pour pouvoir un jour être prêtre! Ce qui était tout à fait faux; mais je le découvrais seulement une fois accépté dans le Séminaire à l'âge de 19 ans. La vie liturgique et paroissiale pendant mon enfance et adolescence remplissait ma vie de la joie vraiment. J'aimais être à l'Office et observer les actions liturgique que les Prêtres accomplissaient. Mon souvenir des Curés et de Vicaires n'est pas disparu de ma mémoire vive; au contraire, il y plein de flashes de toutes sortes.L'abbé Michał Orczyk et ses grosses sourcils et ses longues sermons,et un dimanche son geste de reconduire une femme pas correctement habillée reconduite à la porte de l'église etc. Les funérailles de ce Curé se sont gravées dans mes souvenirs et l'arrivé du nouveau Curé Jan Stach qui terminais ses prières en les prolongeant en infinii...Ce Curé avait une patience incroyable. Une fois il y avait des funérailles de quelqu'un et la famille s'était présenté avec un grand rétard. Je me disais, le Curé va leur reprocher cela; mais non, pas du tout, il a commençais à conduire la procession comme si rien ne s'était passé tout simplement. Il avait un charactère paisible...Quand il m'a vu venir demandé à l'âge de 18 ans le certificat pour la confirmation dans la Paroisse de Stary Sącz il a dit: Déjà tu veux te marier? Les Vicaires? Le premier de mes souvenir: Adam Machnik..J'ai apris qu'il était parti au Brésil en missionnaire...Cela m'avait impressionné..L'autre qui s'appelait Czosnek Zbigniew? Je ne suis pas sur de son prénom, un autre Kazimierz Zaucha; il portait le même prénom que moi et il s'agenouillait devant le Tabernacle avec les mains jointes; cela m'a marqué le plus; sa Fois en la Sainte Euchariste; je voulais l'imiter en cela...J'avais pris une décision dans ce sens: Devant le Tabernacle je m'agenouille avec les mains jointes comme pour la prières. Jésus Christ est là...Et puis ce prêtre qui a marqué aussi ma vie à cause de son abandon de sacerdoce pour une femme quand j'avais 14 ans; je ne retiens dans la mémoir que son prénom: Marian. Il aimait les courses à vélo...et apparemment il avait des problème de célibat. Le Curé Jan Stach quittait son poste à cause de la limite d'âge. C'était une nouvelle règle introduite après le Concile Vatican II. Les Paroisiens ne comprenais pas cela. Pourquoi devrait-il partir et chercher où habiter? L'Evêque Ablewicz en a décidé ainsi et il dois partir. Il est parti à Stary Sącz, je lui ai rendu visite. Il ne se plaignait pas, il acceptait cela comme la volonté de Dieu. Quand il a appris que je veux devenir prêtre, il m'a fait cette confidence: "Kaziu(Kazimierz en forme amical) dans la vie sacerdotale c'est la plupart du temps le travail pastoral épuisant, mais de temps en temps il y a des petit moments de l'ébluissement comme si le ciel s'ouvrait d'un seul coup devant toi et alors après tu est prêt à tout supporter pour le Christ et pour son Eglise."Mon dernier souvenir de Jan Stach c'est sa présence dans ma maison familiale au jour de ma Messe de Prémisse. Un nouveu Curé était déjà installé à l'époque: l'abbé Stefan Tokarz qui est mintenant résident de la Paroisse, depuis que le Curé actuel: l'abbé Kazimierz Koszyk a pris cette fonction. Il a permis que le précédent Curé reste dans la Paroisse en tant que résident et confesseur. Et tout se passe bien. Cela devrait aussi se faire ainsi avec l'abbé Jan Stach, mais on ne revient pas en arrière et puis sa tombe est au cimetière de notre Paroisse quand même. Voilà ce qui est resté grâvé dans mon coeurs entre autre en ce qui concerne ma jeunesse et ma Paroisse.

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