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Ma Vocation - je suis un diacre


L'ordination diaconale a précédé l'odination présbytérale d'à peu près d'un an. J'ai été ordonné diacre en mai 1977. Je retiens de cette annéé en particulier le stage pastorale à la Paroisse de Saint Jean-Baptiste et la joie de baptiser des premiers enfant dans mon service ecclésial. C'est vrai que lire l'Evangile et faire l'Homélie est pour un nouveau Diacre que j'étais m'a fait entrer dans une expérience inoubliable pendant ce stage et puis en revenant dans ma Paroisse d'origine j'ai vite réalisé que ce n'est plus pareille. Le mystère est là. Le Christ s'est emparé de mon "moi" et a commencé d'agir sans m'anéantir mais je me rendais assez vite compte que c'est la grâce qui agit et pas moi. Je comparait pqr exemple les deux faits. Pendant mon stage pastorale en été 1976 à Ziębice le Curé m'a demandé de préparer l'homelie et de la dire après que lui a lu l'Evangile. Je l'ai donc fait et j'étais content mais en comparant ce contentement avec ce que je resentais maintenant, un an après, j'ai vue la différence suivante et j'en avais un peu honte. Cette satisfaction de faire l'homélie et de la prononcer publiquement me renvoyé à moi-même et était égoïste en elle-même. C'était encore plus flagrant quelques mois plus tard pendant Noël dans ma Paroisse d'origine. Le Curé m'a proposé de faire le sermont à la Messe de minuit. Tu es tout près de ton ordination diaconale alors je t'autorise de le faire. Dans ma Paroisse! Devant tous ceux qui me connaissent et devant ma Famille et à la Messe de minuit! On pourrait s'attendre aux félicitations et au paroles de fierté: c'était bien; tu a bien parlé; on était émus tous etc..Et c'était le cas mais après l'ordination diaconale j'avais relu en mémoire ces moments-là et j'en avais encore plus honte dans le cas de Ziębice. Le Seigneur me donnait ainsi dans ma conscience des leçons! Ton "moi" empêchera "ma grâce" d'agir. Je commençais alors à apprendre comment être et devenir disciple. J'irai même plus loin "la grâce" s'éloigne de l'homme, du chrétien,du diacre et du prêtre et du religieux que je suis, si "mon moi" ne s'anéantit pas devant la gloire du Seigneur de son propre initiative; c'est à dire par la vérité de qui est qui et qui fait quoi? Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre. Si quelqu'un veut être mon disciple qu'il renonce à lui-même qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive. Voilà ce qui est dit clairement et nettement par Jésus et que j'exprérimente chaque jour en particulier depuis mon ordination diaconale et celle qui l'a suivit dans un delai d'un an: l'ordination sacerdotale. Restons sur cette première qui est aussi pour toute la vie et pourtant on y pense pas et parfois on l'oublie complêtement une fois qu'on est prêtre. Le Christ Serviteur pourtant n'a pas cessé à laver les pieds (les consciences humaines) une fois glorifié; il a seulement prtagé ce service avec les siens: recevez l'Esprit-Saint à qui vous pardonnerez leur péchés ils leur seront pardonnée. Je me souviens d'avoir pensé à ce nouveau service diaconal que les diacres n'exerce pas; je me demandais pourquoi? La réponse se trouvais dans le mystère du sacerdoce; en tant que diacre je ne pouvais pas la connaître vraiment. Si je pretendais de la connaître ce serais encore une fois "mon moi" et pas "la grâce" qui agirait. Cela parraît compliqué tout ce que je dis et j'écris là, mais ce ne l'est pas si la grâce est là et mon moi diminue. Ce que disait Saint Jean-Baptiste: Maintenant il faut qu'Il grandisse et que moi je diminue. Je pense personnellement que ce Predecesseur du Messie avait une mission de Diacre dans le Nouveau Testament et une mission du Prophète et du Prêtre de l'Ancien Testament. J'avance cette hypotèse à l'occasion de réflechir sur le Diaconat permanant chez ceux qu'on appelle ainsi et chez tous ceux qu'on commence un jour d'une nouvelle ordination à appeler prêtres ou evêques et qui sont aussi toujours les Diacres permanents. On nous permettait à pouvoir donner la Communion à la Sainte Messe quelque temps avant d'être ordonner diacres. Il y avait les services mineurs: le lectorat et l'acolytat - et puis on nous a dit: Vous partez en stage pastoral pour la Semaine Sainte et la Fête de Pâques; vous pourrez aider les prêtre à donner la Sainte Eucharistie. Je crois que cela a été - je me souviens bien d'une émotion vraiment impossible à décrire jusqu'aujourd'hui même. Toucher le Corps du Christ de mes mains et de nourir le Peuple de Dieu du Pain qui est descendu du Ciel. Cela ne m'a jamais quitté à chaque Messe c'est aussi un service diaconale. Une fois diacre encore là j'ai ressentie "la grâce" du nouvel état. Je donnais déjà la Communion avant mais "mon moi" profitait d'occasion pour se jouer de mes émotions. Le goût du pouvoir quoi! Oui! Si la grâce d'état n'est pas commlètement reconnue comme elle est et ce qu'elle est la gloire humaine nous envahie assez vite pour nous amener même vers un certain orgueil; disons nous les choses comme elles sont; ne soyons pas hypocrites; la mère de Jean et Jacques qui est venu à Jésus pour lui demander des places plus hautes possibles à ses fils cheris et une leçon à prendre et à apprendre. On a pas en soi de goût naturel pour servire mais plutôt pour se servire ou pour être servi.Jésus se déclare ouvertement en contradiction avec cette attitude: le Fils de l'homme n'est pas venu pour êtres servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. Le service diaconal et le service sacerdotal y sont clairement définis, en cette courte phrase et lapidaire. A la première partie de la phrase corresponde le Diaconat permanent et à la deuxième le Sacerdoce.

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