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France, je t'aime depuis notre première rencontre


S'il y a des prénoms qui ont double emploie et c'est le cas du nom "France" quelqu'un pourrait penser que je délare ma flamme à une jolie fille! Mais non! C'est de la France que je parle! de ce Pays beau et rempli des merveilles, la Fille ainée de l'Eglise. Avant que viennent les deuxièmes vacances dans ma vie du prêtre, la proposition est parvenue à mon adresse: Pourrais-tu remplacer les deux prêtres en France pour qu'ils puissent se reposer? Je n'ai jamais été à l'étranger avant, même en Pologne nul part ailleurs qu'une fois à Częstochowa, une fois à Cracovie et puis sept ans à Poznań et Kiekrz. Maintenant dans le Diocèse de Szczecin, une Paroisse des sept villages et cette invitation: Partir en France que pour les vacances. J'étais d'accord! Première fois aussi je devais prendre l'avion. Ou plutôt c'était l'avion qui devait me prendre. Juillet et août 1980, me voici à Montigny-en-Ostrevant departement du Nord. Si j'ai donné ce titre au chapitre c'est que c'était un coup de foudre. Deux mois passé au sein du Diocèse de Cambrai et accomplissant une mission pastorale auprès des Polonais des familles des enciens mineurs, une grande mine de charbon dans ce village et à Pecquancourt voisin. Premier mois de juillt avec le père Ludwik Słomiany et le deuxième août avec le père Jan Guzikowski. On ne peut comprendre ce vent de liberté qui souffle sur vous quand vous êtes sorti du Pays sous le régime malsain et oppresseur! J'ai réspiré l'air frais à pleins poumons et puis, quel joie de découvrir en pélérinage Notre Dame de Lourdes. C'est à travers Elle toute grâciese et toute belle que je suis devenu amoureux de la France. Enfin, on sait que je parle d'un Pays mais je parle maintenant d'une Fille, d'une Vierge, d'une Femme, cette fois sans aucun danger comme autrefois, au contraire! Le père Stanisław Stefanek, le vice-générale de notre Congrégation, que deviendra bientôt Evêque Auxilière de Szczecin m'a fait un grand bien en m'envoyant à cette missio,n de remplacement, je lui suis très reconnaissant, pour cela et aussi pour nous apprendre au Séminaire les rudiments de l'Ancien Testament. Le mois juillet tranquille mais pas le mois d'août; pourquoi? Les grêves à Gdański et à Szczecin et en Silesie et ailleurs: Solidarność(Solidarité)! Après la visite du Pape polonais dans son Pays natal en 1979, la nation bouge et se réveille; elle n'a plus peur parce qu'elle croit à la parole de ce Pape slave: N'ayez pas peur! La place de Victoire l'année précedente remplie des foules à Varsovie qui défient le régime à bout de souffle et impuissant pour changer la vie en mieux. Et voilà maintenant les ouvriers qui rejette un parti ouvrier: le bras de fer engagé et les négociations qui aboutisse à ce qu'on sait depuis. Quand je rentre en Pologne pour le 1 septembre c'est déjà signé les accords; le gouvernement a cédé; le syndicat libre pourra exister et défendre les gens etc. J'apprends que je suis muté à Szczecin dans la Paroisse du Sacré-Coeur!Celle-là que nous avons visité en venant-là à vélo depuis le Noviciat. Une très grande proisse de 30 mille habitants. De la campagne à la grande ville donc. Une nouvelle expérience autant de Messes le Dimanche mais dans le même église: Cinq homélies par contre et puis les Lycéens et les visites nombreuses aux familles à la maison tous le temps. C'est comme une grande usine spirituelle bien sur. J'habite au grenier, une seule fenêtre ronde et la chaleur l'été la vie impossible; le Curé Stanisław Misiurek et plusieurs vicaire dont moi parmi eux et les prêtres retraités. Et aussi les Frères de la Société du Christ, les religieux mais pas prêtres ni diacres: l'un est sacristain, l'autre - cuisinier, et l'autre encore décorateur: Piotr Szafranek, mon voisin du grenier. Szczecin vit des moments historique comme Gdansk et comme toute la Pologne d'ailleurs. Je vois les gens respirer un peu comme moi en France récemment l'aire de la liberté. Au bout d'un an d'intense travail me voilà désigné pour partir après prochain Noël à l'étranger en mission! Où, pense-tu? En France! Oui, après le retour des fameux vacances - ma chambre ne parlais que du français; les cassettes en marche et des répétitions; j'ai apris au lycée mais c'était il y a dix ans! J'ai constaté en France en vcances que j'étais presque nul en ce domaine; tous les Français que j'avais rencontre parlaient trop vite et les journalistes à la télévision encore plus vite. Alors, je comprends: mes voisins du grenier en avais marre du français. Ils ont peut-être dit au Supérieur: celui-là il faut l'envoyr au plus vite en France dont il est devenu amoureux. Tu feras tes papiers avant Noël: Pasport tu l'a déjà, mais il te faut un nouveau visa. Très bien..Entre-temps tu servira à la Cathédrale de Saint Jacques. Le dimache tu y célébréra la Sainte Messe à 7 heures du matin. 11 décembre 1981 tout est prêt: le passeport contient le visa de l'Ambassade de France à Varsovie. Dans quelque jours je vais traverser en train la Pologne du haut en bas pour aller vivre le dernier Noël dans la Famille et la Paroisse d'où je viens. Et puis je dirai adieu à tous et vive La Pologne et vive la France. Il est tombé beaucoup de neige ces jour-là. Le dimanche matin je me lève tôt pour célébrer la Messe à 7 heures à la Cathédrale. L'homélie est prête toute sur la joie comme le demande Saint Paul Apôtre dans la deuxième lecture, c'est le dimanche appelé: Laetare qui signifie la joie.

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