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Pologne, ma Patrie, je ne t'oublierais jamais


Le 13 décembre, le dimanche fait encore nuit, je sors du présbytère du Sacré-Coeur et je fais le chemin vers la Cathédrale de Saint Jacques à Szczecin, j'entre à la sacristie, je mets les vetêments sacerdotaux et je sors dans l'église et je commence la Célébration du troisième dimanche de l'Avant.L'Evangile et l'homélie sur la joie; au bout de quelque instants je m'aperçois que quelque chose ne va pas. Les gens sortent les mouchoirs et ils pleurent. Qu'est-ce qui se passe? Je raccourci l'homélie et je continue la Messe et donne la bénédiction. Après l'action de grâce je reviens à la Sacristie et je vois quelques Paroissien qui s'adresse à moi: Alors vous ne savez pas? Je ne sais pas quoi? Général Jaruselski a proclamé à minuit l'état de guerre; beaucoup de membres de Solidarnęœę sont arrêtés et interné quelque part...etc Voilà la surprise générale, personne ne s'attendait à cela. Blocade générale du Pays. Pour on ne peut quitter sa Région sans autoristion de la milice. Je suis allé lundi au commissariat de police et on prend mon passeport avec le visa français et on y mets un cachet: Annulé. Rien n'est plus valide. On ne peut téléphoner nulle part; tout est blocqué. Je demande l'autorisation d'aller en train à Varsovie pour demander au Primat de Pologne d'intervenir dans le Ministère de l'Intérieur pour qu'on me laisse partir en France comme c'était prévue. J'obtiens la pemission et à Varsovie l'intervention du Cardinal Józef Glemp est courroné du succès; en quelques jours tout est à nouveau validé le visa y comprit. Je demande après le retour à Szczecin l'autorisation à partir dans la Région de Maùopolska dans mon Village, ma Famille et ma Paroisse d'origine. Le Seigneur a permis de traverser tous les obstacles. Après la Fête de Noël et le Nouvel An je demande encore une permission à me rendre en train à Poznań puis à Varsovie à nouveau pour prendre l'Avion et partir en France. Le 17 janvier 1982 je quitte la Pologne qvec deux valise pour commencer la nouvelle vie et la nouvelle mission, peut-être pour tout le reste de ma vie terrestre. Dieu seul le sait! En quittant la Pologne j'avais trente ans. J'écris ces so.uvenir trente deux an et demi plus tard en 2014 et je n'ai pas oublié la Pologne ma première Patrie! Mais j'ai adopté la France et elle aussi m'a adopté: c'est ma deuxième Patrie et j'aime la France. Dieu m'en est témoin que je l'aime vraiment! J'aime la Pologne puisqu'aimer est ma Vocation et puisque je suis un homme,puisque je suis un chrétien, puisque je suis un religieux, puisque je suis un diacre, puisque je suis un prêtre. Oui tout cela est vrai et mon amour pour la Pologne est vrai, comme celui pour la France est aussi vrai. Tout ce que j'avais écris dans les premiers chapitres sur ma Vocation est une explication donnée ainsi de la question pourquoi ma Vocation c'est l'amour. Je rejoins en disant cela la Petite Thérèse du Carmel à Lisieux. Et je suis en train d'écrire cela le 16 juillet, où l'Eglise vénère la Sainte Vierge Notre Dame du Mont Carmel.Lq Vocation à l'Amour c'est révélé d'une manière sublime en cette Vierge et Mère de Dieu la Magnifique. Et ce qu'a écrit la Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face est extraordinaire. Voici ces parole que je prends plaisir à citer: "La charité me donna la clé de ma vocation. Je compris que si l'Eglise avait un corps, composé de différents memebres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas; je compris que l'Eglise avait un Coeur, et que ce Coeur était brûlant d'amour. Je compris que l'Amour seul fesait agir les membres de l'Eglise, que si l'Amour venait à s'étendre, les Apôtre n'annonceraient plus l'Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang...Je compris que l'amour l'enfermait toutes les vocations, que l'amour était tout,qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux...; en un mot, qu'il est éternel!...Alors, dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée: O Jésus, mon Amour...ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'amour!...Livres des Jours AELF Paris 1976 p.1608n

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